Wagon-jeux à Marseille

wagon jeu encore heureux

Du 17 au 19 mai a lieu le festival « 48h chrono » à la Friche de la Belle de mai à Marseille. Parmi un riche programme d’expositions, de films, de rencontres et de concerts, deux installations sont dédiées au jeu : une playground dessinée par les architectes Encore heureux, habitués des installations ludiques dans l’espace urbain, et un atelier de construction éphémère à base de planchettes Kapla.

Kapla friche de la belle de mai

Plus d’informations ici.

One Life Remains

And the Rhino Says One life remainsOne Life Remains est un collectif de cinq artistes travaillant dans les marges expérimentales – et très productives – du jeu vidéo. Après une résidence au Théâtre de l’Agora à Evry, ils ont multiplié les interventions : cette semaine, ils sont au festival A MAZE Indie Connect à Berlin, tandis qu’ils participaient en février dernier au grand jeu participatif City Game, organisé à Nantes par Stereolux. Leurs réalisations détournent les codes et les attentes qui caractérisent ordinairement le jeu vidéo, dans des interfaces d’une grande beauté plastique.

Lire la suite…

Play Street

Play-Street

Play Street, New York City, c. 1916-1920

Source : Retronaut

Le dernier jeu de l’humanité (ou pas)

dernier jeu de humanite

Créer un jeu inspiré des poèmes d’Emily Dickinson ? Un jeu qui raconte la première expérience sexuelle de son auteur ? Un jeu inter-espèces ? Voilà certains des défis qu’ont relevés des auteurs de jeu lors du Game Design Challenge, qui a lieu tous les ans à San Francisco.

Il y a deux semaines, le thème imposé était le suivant : imaginer le dernier jeu auquel jouera l’humanité. Le concepteur de SimCity et des Sims, Will Wright, a ainsi proposé un immense jeu collaboratif dont le but était de conserver les souvenirs de l’humanité, pour qu’ils puissent plus tard être retrouvés et compris par des extraterrestres. Pour sa part, Steve Meretzky a conçu un jeu d’affrontement nucléaire, où le score se mesurait en megadeaths. Tout un programme.

Lire la suite…

Jorétapo

« Eh Papa, tu triches ! »

« Oui, mais j’ai le droit. »

Pour les amateurs de jeux télévisés, il y a aussi Simple comme bonjour.

Wee Rockets et Wee Subs

Wee Rocket

Wee Rockets et Wee Subs sont deux applications pour enfant fondées sur le même principe : on construit une fusée – ou un sous-marin – en faisant varier les formes et les couleurs, puis on les fait naviguer dans l’espace ou les profondeurs de l’océan. Une jolie réalisation de Wee Tapps, disponible sur iPhone et iPad.

Lire la suite…

Les gratte-ciel en chewing-gum de Jérémy Laffon

Jeremy Laffon gumLe jeu sous toutes ses formes parcourt le travail de Jérémy Laffon, artiste et vidéaste basé à Marseille. Dans une série d’œuvres, il utilise des chewing-gums Hollywood comme autant de tuiles Kapla pour réaliser ses constructions savantes. Dans Osselets, des pains de sel creusés à la manière d’os sont disposés sur un damier, évoquant un jeu d’échecs aux règles mystérieuses. Enfin, Ping Pong Master Player est une projection de l’artiste en roi du ping pong, dans une série de vidéos et de tableaux où la balle et la raquette sont les moyens de détournements.

Lire la suite…

Quelques pépites du Festival de Cannes

Festival international des jeux de Cannes 2013Chaque année, le Festival des jeux de Cannes amène son lot de nouveautés… Voici quelques jeux de société qui nous ont tapé dans l’œil. Des jeux pour enfants – et quelques uns pour les plus grands.

Tino Topini, couronné de l’As d’or cette année, est un jeu à partir de 5 ans qui se joue en deux camps. Il prend la forme d’un petit théâtre : d’un côté, un joueur prend le rôle d’une souris déterminée à manger des racines sous terre, tandis que les autres joueurs, placés de l’autre côté de la boîte, jouent le rôle de la chèvre avide de feuilles qui poussent au-dessus du sol. Pas mal de hasard, un peu de bluff et de mémoire… Qui sera le plus rapide ?

Lire la suite…

Notre Festival de Cannes

La croisette CannesLe Festival international des jeux de Cannes, c’est la plus grande concentration d’auteurs et d’éditeurs au mètre carré dans l’année en France, dans un salon ouvert à tous. C’est aussi trois journées intenses de rencontres et de découvertes. Avant de partager avec vous les jeux que nous avons aimés, voici un petit résumé de notre festival en une vingtaine d’expériences.

1. Croiser des hommes coiffés d’un sombrero et des femmes en robe de princesse, et vice versa

2. Parler de gourous, de lève-tard et de couples improbables autour d’un café avec les auteurs de Speed Dating

3. Explorer le palais des festivals en se demandant où Steven Spielberg réunira son jury

4. Dîner sur les hauteurs de Cannes avec une bande de loups-garous

Lire la suite…

Simple comme bonjour

Entretien avec Laurent Escoffier

Laurent Escoffier photo

Laurent Escoffier est l’auteur de nombreux jeux de société, dont Pix, Bloom et Tyrus (avec David Franck), Photo Party (avec Marc Tabourin), Pogo et tout récemment Columba. Sa production témoigne d’une impressionnante diversité, avec des jeux de logique, de gestion, mais aussi de dessin ou d’ambiance… Par ailleurs, Laurent est graphiste et travaille pour la publicité. Il revient ici sur les étapes de son itinéraire de créateur de jeux hyperdoué (il est le seul à avoir gagné le concours de Boulogne trois fois de suite !) et dévoile certains de ses prototypes. Où l’on parle de jeux vidéo, de matchs de boxe, de mécanismes ludiques et d’un amour certain pour les… cubes !

Comment as-tu commencé ?

Par un sujet de diplôme. J’ai fait les arts déco de Strasbourg, en communication visuelle. On avait un sujet « design » et j’ai fait mon premier jeu, Le Jeu des Temples. Il se compose de cubes en aluminium, sur un plateau à cases mobiles. Il faut bloquer le temple de l’autre. Je m’étais beaucoup inspiré d’Abalone à l’époque. À chaque coup, on a droit à 2 mouvements orthogonaux entre un pion et une rangée de cubes.

Voulais-tu déjà faire des jeux ?

Non, j’ai toujours aimé jouer mais je n’imaginais pas créer un jeu. D’ailleurs en ce début d’année de diplôme, j’avais proposé à mon prof une refonte graphique des règles du Monopoly, du Cluedo… Je voulais faire une mise en page didactique et attrayante avec des images… Et mon prof m’a regardé un peu goguenard : « T’es gentil mon grand, mais si tu veux faire de la mise en page de règles, tu fais le jeu qui va avec, tu fais la boîte, etc. » Je me souviens que sur le coup, j’étais un peu vexé ! Il ne me voyait pas bosser un an là-dessus, il avait un peu raison quand même  ! C’est donc lui finalement qui m’a mis le pied à l’étrier.

Lire la suite…

Comment faire de la musique avec de la gelée

noisy jelly pluvinage cauvard

Marianne Cauvard et Raphaël Pluvinage ont réalisé en 2012 ce projet de gelée musicale, intitulé « Noisy Jelly ». En passant un doigt sur ces objets délicieusement gélatineux, on crée une variété de sons électroniques. Une vidéo explique le principe… et nous révèle le bruit véritable de la jelly.

Selon ses créateurs, « Noisy Jelly propose de mettre en forme soi-même sa matière sonore, à base de gelées colorées et éphémères. Ce matériau, flou dans son mouvement et son toucher, aussi déroutant que fascinant, a pour vocation de plonger le joueur dans une stimulante incompréhension perceptive. Cet objet fait office de démonstrateur : la gelée est le support d’expérimentations low-tech autour de la notion de contrôle imprécis dans l’univers de la variation. Cet objet programmé tend à démontrer que l’électronique peut être l’objet d’une nouvelle esthétique. Elle est ici envisagée comme une matière plastique à manipuler à expérimenter au même titre que la gelée. »

Lire la suite…