Parade des éléphants roses

Il y a dans Dumbo de Walt Disney (1941) une scène assez terrifiante que je vous laisse (re)découvrir. Le film est le plus court long-métrage de Walt Disney et l’un de ceux qui fut réalisé en le moins de temps. Au sein d’un récit linéaire très resserré, la séquence – visiblement dictée par la fantaisie des animateurs – détonne. Elle rappelle l’esprit des premières Silly Symphonies de Disney, tels que la Danse des squelettes (1929).

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Robert Crumb parle de Winsor McCay

« Ce type n’est pas humain. Je sais pas comment il a fait ça. C’est incroyable, ce qu’il a fait, semaine après semaine, sur ces planches de Little Nemo. Son fils a dit qu’il était accro au travail, qu’il ne s’occupait pas de ses enfants, qu’il travaillait tout le temps, etc. Et c’est seulement comme ça qu’il a pu réaliser ces planches, en travaillant constamment. Putain, concevoir ces bandes toutes les semaines ? Il a fait ça pendant des années. Mon Dieu, je ne sais pas comment il a fait ça. C’est au-delà de tout ce que je pourrais imaginer faire. Et vous savez quoi ? Il a réalisé son propre dessin animé et a dessiné chaque carton lui-même. Que dîtes-vous de ça ? »

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Winsor McCay adapte Little Nemo

« Winsor McCay, the famous cartoonist of the N.Y. Herald and his moving comics… »

Pour adapter sa célèbre bande-dessinée, McCay s’engage à réaliser 4000 esquisses en un mois, reçoit d’énormes caisses de papier et des bidons d’encre chez lui, sue sang et eau à son bureau, fait tomber ses piles de dessins et en brouille l’ordre… Miracle du cinéma, le dessin animé surgit à la fin du film, en couleur. Une sorte de Mystère Picasso de la bande-dessinée, l’humour en plus.

Disney n’est plus ce qu’il était

La série « Disanchanted » de l’artiste mexicain Rodolf Loaiza.

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